La valeur du présent

Pour ceux qui ont comme moi la chance (si si) de ne pas en vivre, l’écriture peut (et doit ?) ralentir son rythme en ces temps de pandémie.

Parce que l’industrie du livre souffre déjà en temps normal de surproduction. Parce que l’année dernière, de nombreuses nouvelles publications ont été mises en attente : difficile de sortir une nouveauté quand les librairies étaient fermées, sans parler des salons du livre (oh non, n’en parlons pas !). Du coup, les calendriers de publication se décalent, l’attente s’éternise. Certaines autrices et auteurs espéraient une publication en 2020 ou 2021, qui sont contraints d’attendre quelques mois, voire années.

Dans ces conditions, les maisons d’édition mettent le holà. Ils ferment leurs services « manuscrits ». Quand ils ne ferment pas tout court..

Alors, faut-il écrire moins ? Accumuler les manuscrits dans un tiroir ? Chercher et dénicher les maisons qui acceptent encore de nous lire, parce qu’elles ont du temps, de la place, des perspectives d’avenir ?

Chacun et chacune sa bonne réponse.

En ce qui me concerne, avec trois jeunes enfants, dont un pour lequel l’âge se compte encore en semaines, je n’ai de toute façon que peu le temps d’écrire en ce moment. Quelques-uns de mes romans tournent chez les éditeurs, mais c’est vrai que j’ai l’impression de traverser un désert éditorial et pour encore un certain temps.

Dans ces conditions, ce serait facile de lâcher l’affaire. De me concentrer sur d’autres activités (dormir ?).

Pourtant, plus que jamais, l’acte d’écrire porte en lui-même sa récompense.

Peut-être que toutes ces histoires ne quitteront jamais mes tiroirs. Qu’elles ne seront connues que de mes proches, mes enfants en particulier (quand ils auront l’âge).

C’est un peu triste comme idée, mais comment savoir ?

La pandémie m’a appris, et continue à m’apprendre, la valeur du présent. Bien sûr, je peux passer du temps à regretter les instants, le monde, ma vie passés. Ou à anticiper le futur et à angoisser. À m’apesantir sur toutes les frustrations que cette époque génère.

Ou alors, pour ne pas devenir folle, dépressive, voire les deux, je peux… savourer.

Savourer cette gorgée de thé à la température parfaite. Savourer ce moment, fût-ce une minute ou une heure, de silence (les jeunes parents me comprendront).

Savourer enfin cette incursion dans… un arbre. Un baobab. À écouter le chant du vent dans les branches dénudées. À imagnier l’odeur de l’écorce, des fleurs, des fruits. À sentir l’effort fourni par mon héroïne pour escalader branche après branche.

Puis, une fois revenue dans le monde réel, où je change des couches, planifie des repas et entretiens un semblant de discipline, savoir que cet arbre existe encore, dans un cahier, sur un disque dur, et bien sûr dans ma propre tête.

Crédit photo : Themeinn sur Unsplash

La Forteresse de Gemme dans vos librairies !

C’est avec beaucoup de joie (bien qu’un peu en retard) que je vous annonce la parution, depuis le 15 février 2020, de l’ultime tome de la saga Les Puissances de Nilgir !

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La Forteresse de Gemme
Les Puissances de Nilgir tome 4
Fantasy jeunesse
336 pages
à partir de 10 ans
ISBN 979-10-94140-44-4

A peine Ellora délivrée de la Cité d’argent, des pirates capturent ses sauveteurs, Owen et Maël, pour les vendre sur le tristement célèbre marché aux esclaves de Garamantes.
Line et Léonie sont, elles, emmenées en direction de la Forteresse de Gemme où Miranda, leur ennemie jurée, décidera de leur destin.
Mais les jeunes gens n’ont pas dit leur dernier mot. Plus que jamais, la flamme de la liberté brûle en eux, prête à se propager aux opprimés de ce monde…

Vous pouvez dès à présent commander la version papier en librairie ou en contactant Yucca Éditions.

Comme pour les précédents tomes, la couverture et les illustrations intérieures sont signées de ma talentueuse sœur, Ophélie La Porte.

Et voilà, une page se tourne pour cette saga. Désormais, elle vous appartient entièrement…

Émergences ! saison 2

J’aurais dû publier cet article il y a trois semaines, mais le temps est plus rare et plus précieux que l’or par ici, en ce moment…

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Bref, j’ai l’immense joie de vous annoncer que ma nouvelle, La voix du djembé, est l’une des douze lauréates du concours « Émergences ! » organisé pour la deuxième année consécutive par la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse. Je vous assure, voir mon nom écrit dans un article d’Actualitté, ça claque ! Et ce n’est que le début des réjouissances qu’offre cette sélection…

À bientôt !

 

Crédit photo : Sergey Zhesterev sur Unsplash

 

65 744 mots

Je n’ai pas quitté la galaxie ces dernières semaines, malgré mon silence sur le blog. Je voulais juste me concentrer sur mon sprint final…

Ce matin, j’ai mis un point final à mes corrections (avant retour éditorial) sur le dernier tome des Puissances de Nilgir.

Petite capture d’écran pour immortaliser cet instant :

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À titre de comparaison, le troisième tome faisait environ 62 000 mots, donc on est sur le même ordre de grandeur.

Je vais maintenant m’offrir deux bonnes semaines de vacances, loin des écrans ! Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année.

Occurrences

Je suis en train de rebalayer mon tome 4. À cette occasion, je relis bien sûr l’histoire (le fond), mais je m’assure aussi que la forme colle.

Par exemple, je vérifie que le nom de mes navires apparaît bien en italique à chaque occurrence (ou au contraire, dans les passages en italique, par exemple la retranscription d’une pensée d’un personnage, en caractères droits).

black sailing boat digital wallpaper

C’est l’occasion de dresser des statistiques un peu inutiles, mais rigolotes. Sachez que, à l’heure actuelle (donc le texte peut encore évoluer à la marge et ces chiffres avec), les navires qu’utilisent mes héros apparaissent :

  • Le Vogue-Espérance : 4 fois (vous noterez que ce navire-là a coulé dès le premier tiers du premier tome, mais de toute évidence, il garde une place dans les pensées de Line, Maël, Léonie et Owen)
  • Le Brieuc : 2 fois (pauvre petit cotre qui les a menés d’un côté de l’océan à l’autre, et semble voué à finir sa carrière au fond de l’eau, lui aussi… à moins que…)
  • Le Homard chantant : 13 fois pour ce nouveau-venu, apparu à la fin du tome 3 pour cueillir Maël et Owen
  • L’Anguille de mer : 23 fois, une surprise pour moi, puisque je n’avais pas vraiment prévu, en le créant dans le premier tome, qu’il reviendrait à la fin du tome 3 et serait le théâtre de l’action pour une bonne partie de mon dernier tome
  • L’Ambulant : 33 fois – record battu pour celui-là. Je ne vais pas trop en dire pour ne pas gâcher la surprise, mais il n’était pas spécialement prévu non plus, il ne ressemble à aucun des précédents, Maël ne l’aime pas du tout au début… quant à moi, je crois que c’est mon préféré avec le Vogue-Espérance !

Sur ces quelques statistiques destinées, je l’avoue, à vous faire mariner (ah ah ah), je retourne à mes corrections.

Crédit image : Johannes Plenio sur Unsplash