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Je n’ai pas quitté la galaxie ces dernières semaines, malgré mon silence sur le blog. Je voulais juste me concentrer sur mon sprint final…

Ce matin, j’ai mis un point final à mes corrections (avant retour éditorial) sur le dernier tome des Puissances de Nilgir.

Petite capture d’écran pour immortaliser cet instant :

Capture.JPG

À titre de comparaison, le troisième tome faisait environ 62 000 mots, donc on est sur le même ordre de grandeur.

Je vais maintenant m’offrir deux bonnes semaines de vacances, loin des écrans ! Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année.

 

Occurrences

Je suis en train de rebalayer mon tome 4. À cette occasion, je relis bien sûr l’histoire (le fond), mais je m’assure aussi que la forme colle.

Par exemple, je vérifie que le nom de mes navires apparaît bien en italique à chaque occurrence (ou au contraire, dans les passages en italique, par exemple la retranscription d’une pensée d’un personnage, en caractères droits).

black sailing boat digital wallpaper

C’est l’occasion de dresser des statistiques un peu inutiles, mais rigolotes. Sachez que, à l’heure actuelle (donc le texte peut encore évoluer à la marge et ces chiffres avec), les navires qu’utilisent mes héros apparaissent :

  • Le Vogue-Espérance : 4 fois (vous noterez que ce navire-là a coulé dès le premier tiers du premier tome, mais de toute évidence, il garde une place dans les pensées de Line, Maël, Léonie et Owen)
  • Le Brieuc : 2 fois (pauvre petit cotre qui les a menés d’un côté de l’océan à l’autre, et semble voué à finir sa carrière au fond de l’eau, lui aussi… à moins que…)
  • Le Homard chantant : 13 fois pour ce nouveau-venu, apparu à la fin du tome 3 pour cueillir Maël et Owen
  • L’Anguille de mer : 23 fois, une surprise pour moi, puisque je n’avais pas vraiment prévu, en le créant dans le premier tome, qu’il reviendrait à la fin du tome 3 et serait le théâtre de l’action pour une bonne partie de mon dernier tome
  • L’Ambulant : 33 fois – record battu pour celui-là. Je ne vais pas trop en dire pour ne pas gâcher la surprise, mais il n’était pas spécialement prévu non plus, il ne ressemble à aucun des précédents, Maël ne l’aime pas du tout au début… quant à moi, je crois que c’est mon préféré avec le Vogue-Espérance !

Sur ces quelques statistiques destinées, je l’avoue, à vous faire mariner (ah ah ah), je retourne à mes corrections.

Crédit image : Johannes Plenio sur Unsplash

 

Fin

Oh. Mon. Dieu.

Je crois que j’ai fini (Nilgir 4, de son petit nom, La Forteresse de Gemme de son titre complet).

Ça ne se termine pas du tout sur une scène prévue, je ne suis pas sûre d’avoir fermé toutes les portes, pourtant je crois que je tiens ma fin. Une fin ouverte, parce qu’au fond, je ne sais pas faire autrement.

Mais une fin*.

silhouette of buildings with purple and pink fireworks display

*On parle de premier jet, hein, maintenant faut corriger, parce que je n’ai jamais produit un bazar pareil. Je crois que je vais devoir commencer par construire des étagères pour ranger tout ça.

 

Crédit photo : ben o’bro sur Unsplash

Jour de sortie : Les baleines célestes !

Entre chien et loup

Le grand jour est arrivé ! Aujourd’hui sort mon premier roman, Les baleines célestes, aux éditions Plume Blanche (clic clic pour dépenser tes sous1erecover-rvb-2-211x300).

Un petit pitch pour te mettre en bouche : Alors que le navire spatial du Capitaine Alexandra Levisky frôle les frontières de l’univers,
personne ne s’attend à ce que la maladresse d’un membre de l’équipage libère une des légendaires Baleines célestes.
Seulement, la gigantesque fuyarde se dirige droit vers le cœur historique de la galaxie,
au risque de détruire plusieurs mondes sur son passage…

Alors comme je suis autrice, je me suis dit que pour fêter cela, j’allais vous raconter une petite histoire. Celle de la vie de ce roman, justement, qui est plutôt longue, tout bien considéré.

Car tout a commencé en 2012. Oui, oui, tu ne vois pas trouble. J’avais fini mon tout premier roman en début d’année (aussitôt mis au…

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Queen, ou la liberté créatrice

Pour changer un peu (la première fois sur ce blog, je crois), parlons cinéma.

Hier, j’ai été voir Bohemian Rhapsody.

Bohemian Rhapsody : Affiche

Je ne suis pas une fan inconditionnelle de Queen, mais j’adore certains de leurs tubes (avec mon cher et tendre, on avait d’ailleurs choisi Don’t stop me now pour faire notre entrée dans la salle de notre mariage).

Pour une de mes rares sorties ciné, j’aurais bien été voir un autre film, mais c’est sur celui-là que s’est arrêté le choix de notre groupe.

Après deux heures passées avec les ongles littéralement enfoncés dans les accoudoirs de mon fauteuil, je peux vous dire que je ne regrette pas ce choix.

Je viens de faire un petit tour des articles en ligne sur ce film, qui vous expliquent comme d’habitude à quel point c’est mauvais, ou génial, comment ça s’écarte honteusement de la réalité historique, ou comment le respect des personnalités qui composent le groupe a été assuré par certaines scènes.

Pour ma part, je ne connaissais pas à fond leur histoire, je ne peux pas dire ce qui a été conservé. Ce que je sais, c’est que ce film m’a remuée, en tant qu’artiste.

D’abord, il faut dire ce qui est,  la musique de Queen se prête extrêmement bien à ce type de film, mélange de passages narratifs et de scènes plus musicales (concerts, enregistrements…). On vibre littéralement en assistant aux premiers pas irrévérencieux de ces quatre gars, qui semblent n’avoir rien en commun. La musique se lie aux images, les costumes splendidement loufoques de Freddie Mercury servent de révélateur à la folle originalité de ces chansons, des concepts musicaux qui les accompagnent.

Un biopic sur une star, c’est toujours un peu la même histoire : le personnage est incroyablement doué, personne ne veut qu’il s’épanouisse dans son art, mais à force de persévérance il y arrive. Succès vertigineux. Éloignement de ses amis et de sa famille, ruptures douloureuses, spirale de la drogue. Prise de conscience, revirement qui arrive parfois trop tard pour la longévité du héros, mais toujours à temps pour obtenir pardon, rédemption. Et fin du film sur une apothéose, où le héros a réussi la synthèse entre sa vie artistique et sa vie personnelle. Il sera épaulé et pourra créer sereinement.

C’est un peu pour ça que je n’étais pas vraiment impatiente de voir ce film. Sauf que.

D’une part, les acteurs sont excellents. Et Rami Malek (qui incarne Freddie Mercury) mérite l’oscar. Pour les dix prochaines années au moins.

Bien sûr, le scénario n’est pas original, comme je le disais juste avant. Parfois, il avait la lourdeur convenue d’un bon biopic des familles avec ses passages obligés. Et pourtant, cette personnalité étincelante de Freddie Mercury, servie par ces chansons qui font vibrer jusqu’à la moelle, m’ont touchée bien plus que je ne l’aurais cru.

Freddie, c’est donc un artiste, comme il y en a beaucoup dans notre histoire. Sauf qu’il refuse les barrières. À la poubelle le conformisme, les règles, les entraves quelles qu’elles soient. Une personnalité magnétique, qui semble capter la lumière, transformer celle-ci en énergie et la communiquer à ses spectateurs. J’ai un peu ressenti ça à un concert de Muse, j’imagine que Freddie Mercury était du même tonneau, sans doute quelques crans au-dessus (quelques crans ou plusieurs millions ?).

Je suis donc ressortie du cinéma avec des étoiles dans les yeux, dans la tête, dans le souffle. Une envie dévorante de laisser libre cours au flux. Me laisser habiter par son art. Créer. Créer. Créer.

Oui, vraiment, c’est un film libérateur, qui m’a rappelé à quel point il était important pour moi de placer ce verbe au centre. Il ne s’agit pas de lui donner la seule et unique priorité. Mais de le laisser s’épanouir. Prendre toute son ampleur.

Don’t stop me now.

 

Voies obscures, intrigue à finir

Avis de fin de travaux. La fin de l’écriture du premier jet est proche.
Proche comment ?
Je devine le panneau d’arrivée. Mais c’est un mirage qui m’en a rapprochée. Je crois qu’il s’éloigne. Non, il est tout près. Je ne sais plus.
Nom d’une cybèle, je voudrais bien savoir où je vais, mais tout est encore en construction. Les fils se mélangent, s’emmêlent, les héros vont ou viennent, c’est un véritable chaos.
Et Miranda, cette satanée magicienne, me fait des pieds de nez.
Mais c’est bientôt fini ma grande, tu vas comprendre ta douleur. Ou pas. Qui sait ?

Le tiroir à histoires

Il déborde. Et ne cesse pourtant de se remplir.

Idées de concepts. Images de lieux, d’univers. Parfois, personnages déjà esquissés à grands traits.

Auparavant, il ne contenait que des histoires inachevées. Premières phrases jetées sur le papier, roman qui s’étiole au bout de quelques centaines de mots.

Désormais, il regorge de nouvelles-qui-feraient-bien-des-romans (trois ou quatre), de manuscrits à réécrire de fond en comble (un à l’heure actuelle) ou seulement à corriger (deux, les prochains sur ma liste), de romans presque prêts à écrire (un) ou à planifier dans les prochaines années (un également).

Et de temps en temps, j’ouvre mon tiroir. Je regarde tout ce petit monde s’agiter dans un joyeux désordre. Je suis comme l’enfant à Noël, devant l’avalanche de paquets défaits. Par quoi je commence ? Je les aime tous, je veux jouer avec tout ce petit monde en même temps.

J’admire ceux et celles qui arrivent à avancer de front sur plusieurs histoires. En ce qui me concerne, j’arrive seulement à alterner des projets au cours de leurs différentes phases de travail.

Par exemple, cette année : corrections du Prospecteur / premier jet de Nilgir 4 / (et j’espère) dernières corrections du Prospecteur, à nouveau. C’est déjà pas mal, mais il faudrait en faire tellement plus, pour que toutes les idées qui chantent dans ma tête prennent leur indépendance sur le papier…

 

bird's eye view of river surrounded by mountains

Crédit photo : Petar Petkovski sur Unsplash

Renaissance

La période du concours est terminée (et je l’ai eu, youpi). Petit aperçu de mon humeur quand, il y a dix jours, je suis sortie de l’oral (je ne le mets ici que maintenant parce que bon, comme toujours, plein de trucs à faire)…

music note on brown piano

L’envie d’écrire qui crépite sous les doigts.

Les projets qui se bousculent, réclament tous leur part d’attention, comme des enfants de chair, tout aussi exigeants.

D’autres envies témoignent de ma tendance à l’éparpillement, explosion contrôlée mais pas confinée. Des projets personnels (cet album-livre pour garder une trace durable de mon voyage de noces, cette soudaine attraction pour le piano que j’ai très envie de reprendre), ou à cheval entre la vie personnelle et l’écriture (pas moins de quatre MOOC attendent que je consulte les cours en ligne depuis plusieurs mois).

Des projets d’écriture aussi… Nilgir 4 est mon objectif principal, celui qui occupe 90% de mon horizon littéraire à l’heure actuelle. Et pourtant, plein d’autres me harcèlent : romans déjà écrits en mal de corrections ; idées presque entièrement construites, mais rien que dans ma tête. Pire, ces projets ébauchés, rangés dans le tiroir « pour plus tard » depuis des mois qui se transforment en années.

Derrière tout ça, une incroyable sensation, la liberté.

Peu importe au fond ce qui arrive dans la vie professionnelle, dans la vie familiale.  Chacune de mes existences suit son cours, paisible ou pas, il y a parfois des sentes qui s’entrecroisent, qui se chevauchent, qui s’oblitèrent. Mais jamais bien longtemps, et c’est ça l’important, pas vrai ?

 

Crédit photo : Lorenzo Spoleti sur Unsplash

 

Pause estivale

L’été est là (depuis quelques semaines), je vais en profiter pour mettre le blog en pause. Comme le mois de septembre promet d’être très chargé (préparation et passage de l’oral de mon concours), je reviendrai en octobre sur le blog.

On se retrouve à l’automne et à l’hiver, qui seront comme vous pouvez le voir ici, riches en dédicaces.

Je vous souhaite un bel été, riche en soleil, lectures, voyages et activités sortant de l’ordinaire !

Je vous quitte sur une photo de ma PAL (Pile À Lire) (non pas que je vais lire tout ça cet été, mais j’espère pouvoir en dévorer quelques-uns !)

Capture

À bientôt !