Émergences ! saison 2

J’aurais dû publier cet article il y a trois semaines, mais le temps est plus rare et plus précieux que l’or par ici, en ce moment…

baobab trees

Bref, j’ai l’immense joie de vous annoncer que ma nouvelle, La voix du djembé, est l’une des douze lauréates du concours « Émergences ! » organisé pour la deuxième année consécutive par la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse. Je vous assure, voir mon nom écrit dans un article d’Actualitté, ça claque ! Et ce n’est que le début des réjouissances qu’offre cette sélection…

À bientôt !

 

Crédit photo : Sergey Zhesterev sur Unsplash

 

Les écrans et moi

Une nécessité du quotidien qui se transforme en addiction, puis en amour-haine… Comment limiter, à défaut de supprimer cette fenêtre entre moi et le reste ?

CRT TVs on rack

Comme je vous le disais dans l’article précédent, j’ai décidé de travailler à ma déconnexion. Je me suis rendu compte que j’étais de plus en plus esclave des écrans, notamment d’Internet. En fait, je ne regarde que très rarement de vidéos, quel que soit le support (télévision, VOD), et je ne joue jamais à des jeux vidéos (même si j’ai parfois l’impression que ça manque à ma culture).

J’ai pris la mauvaise habitude de surfer juste pour lire, lire et lire des articles divers et variés. Pour me vider la tête, j’arpentais les réseaux commersociaux sans fin, sans même interagir, simplement pour pouvoir cliquer plus. Mon cerveau en devenait drogué. Vous connaissez, ce petit coup de dopamine au moindre clic ? C’était assez dur, j’avais l’impression de ne faire qu’assister à la vie des autres, sans même regarder la mienne. Et combien cette image est erronée ! Car ce qu’on trouve sur ces réseaux, ce n’est pas de la vie. C’est de la publicité.

Il y aurait sans doute beaucoup d’autres choses à dire sur leur nocivité. Comment le système d’algorithmes vous enferme de plus en plus dans votre mode de pensée, comment les sentiments de colère et de violence se cristallisent, par la seule magie de cet écran qui vous donne un (faux ?) sentiment d’impunité.

Mais tout cela, je le savais depuis longtemps. Pourtant, je continuais à me rendre sur ces sites, juste pour me tenir informée. Soit disant. Et je dormais mal. Et je me sentais tout le temps fatiguée. Et je ne savais plus m’ennuyer. C’était particulièrement difficile en accompagnant mon fils au parc. Qu’est-ce que le temps paraît long, pendant que votre bambin enchaîne les tours de toboggan… Alors on sort son téléphone et on scrolle…

Depuis quelques semaines, on voit fleurir des articles sur la nocivité (du point de vue physiologique) des écrans. Ce n’est pas seulement l’intellect qui est affecté par leur consommation à outrance, mais la vue, le rythme du sommeil… Je crois que c’est ce qui a fini de me persuader qu’il était temps de réduire mon temps d’exposition, autant que faire se peut : l’écriture comme mon autre travail se passent forcément devant un écran d’ordinateur une grande partie du temps.

Comment faire alors ? Il fallait que j’arrête de buller devant les écrans à la moindre occasion. Difficile, vu les mauvaises habitudes prises. N’étant pas pour la demi-mesure, j’ai décidé de supprimer mes comptes sur les réseaux commersociaux (Facebook, Twitter et Instagram). Je passais trop de temps à ne rien y faire, j’y voyais souvent passer des trucs navrants, ou alors je me perdais dans une spirale de liens hypertextes. Sans être plus cultivée, plus informée pour autant, puisque la plupart des choses qu’on y trouve ne sont que des pièges à clics.

Certes, je ne peux plus « faire ma promotion » autour de mes œuvres ni « maintenir le contact ».

Mais en réalité, avec qui discutais-je vraiment sur ces sites ? Soit avec des proches (famille, amis dans la vraie vie, celle qui se passe hors des écrans), soit avec des gens rencontrés sur un certain forum. Dans le premier cas, j’avais d’autres moyens de les contacter (soit en vrai, soit en passant par des applications de messagerie, on reste dans les écrans mais dans des atmosphères plus conviviales et plus privatives). Dans le second, je peux tout à fait garder le lien via le forum en question, voire le mail pour les personnes les plus proches (et aussi, j’espère, reprendre un jour les rencontres « en vrai », quand mes garçons seront un peu plus grands).

Pour l’aspect « promotion », soyons réalistes, ça ne va sans doute pas me faire perdre de ventes. Avec le côté algorithmique de la chose, je doute qu’un seul de mes livres ait été acheté un jour grâce à ces réseaux, je ne suis pas assez visible, ni assez connue. Alors dans ces conditions, pourquoi y rester ?

Je préfère désormais me concentrer sur le forum dont je parlais plus haut, sur ce blog, mais aussi sur ceux que je suis avec grand intérêt. Voilà des espaces où la discussion peut se passer de manière cordiale, où elle peut apporter quelque chose. Et que j’aurai moins tendance à consulter en mode compulsif pour apporter son petit shoot de dopamine à mon cerveau !

En parallèle, j’écris toujours sur mon clavier, bien que stylo et papier ne soient jamais loin. Je me suis lancée dans la recherche de magazines papier auxquels m’abonner et retrouver cet autre plaisir, recevoir du courrier. Je délaisse aussi ma liseuse, bien qu’elle soit remplie de nouveaux textes à découvrir. Bref, je reprends contact avec le tangible. Papier, encre.

Quand je reprendrai le travail, je serai aussi à nouveau plusieurs heures par jour devant un écran. J’espère réussir à diminuer ce temps passé. Parce que se passer (en partie) des écrans est une gageure, mais j’ai tellement l’impression de revivre depuis que je me suis lancée dans cette aventure… Et vous savez quoi ? À côté des toboggans, il y a des bancs. On peut y griffonner sur un carnet.

 

Crédit photo : Constellate sur Unsplash

Renaissance du blog

Je ne suis pas partie au pôle Sud. Ni sur Mars. En fait, j’en reviens. De Mars, pas du pôle Sud (cf. un peu plus loin). Si seulement, d’ailleurs.

northern lights over snow-capped mountian

J’ai eu un deuxième bébé. Et vous savez quoi ? Avoir des enfants, ça occupe ! Non seulement on doit veiller sur un nouveau-né (je l’ai surnommé le petit koala, celui-là, devinez pourquoi), mais en plus on doit gérer le premier qui a la bonne idée de faire justement sa crise d’ado des deux ans en même temps, à moins qu’il ne soit en train de s’habituer à la perte de son statut d’enfant unique. Allez savoir.

Et moi, et mon écriture, on devient quoi dans tout ça ? Déjà, vous avez peut-être remarqué que vous ne me trouvez plus sur les autres réseaux sociaux commerciaux (je récupère une expression qui fait beaucoup sens à mon avis, je l’ai glanée sur ce blog que je vous recommande fortement). Si vous avez eu peur pour ma vie (comme ma pauvre éditrice, encore désolée Stéphanie), je vous rassure : je suis toujours là, j’ai juste décidé de vivre autrement.

Je vous parlerai plus longuement dans un autre article de cette déconnexion des réseaux. En attendant, sachez simplement que je ne suis pas restée inactive depuis décembre dernier. Nilgir 4 a reçu un premier round de corrections éditoriales, mais entre ma maternité, et d’autres contraintes dans les vies des gens qui travaillent avec moi sur ce projet, le roman n’est pas encore sorti, ça ne vous a peut-être pas échappé ?

Bref, Nilgir 4 est dans les tuyaux, des tuyaux peut-être un peu rallongés, mais sa parution se prépare.

En parallèle, j’ai bouclé un roman pour adultes, celui qui se passe sur Mars. Je l’ai fait partir chez plusieurs éditeurs début juin. Je m’arme maintenant de patience, mais je n’aurai pas de résultats (dans un sens ou dans l’autre) avant plusieurs mois. Si vous voulez en savoir plus sur ce projet, je vous propose de jeter un coup d’œil sur cette nouvelle page du site, qui récapitule les projets non encore édités.

Et maintenant ? Eh bien, je jongle entre les deux loupiots, qui profitent d’un été entier avec leur môman, avant ma reprise de travail. Pour ne pas devenir chèvre (et pour perdre environ un million de kilos), j’ai décidé d’utiliser le créneau habituellement réservé à l’écriture (celui de l’aube) à une activité sportive. L’écriture attend la sieste des garçons, pour les jours où ils ont l’obligeance de la faire en même temps.

Avec ce planning aléatoire, pas évident de se lancer dans un nouveau projet. Et pourtant, j’en ai à la pelle, des idées de romans. J’ai décidé de commencer tout doucement un nouveau roman jeunesse, dans une veine humoristique pour changer (un genre de Shrek à la sauce « mythologie hindou »). Entre les recherches documentaires et les galères du début de roman, j’avance au rythme d’un escargot asthmatique. Mais c’est normal, quand on ne sait pas si on est jardinière ou architecte (autrement dit, quand on tâtonne entre plusieurs méthodes), et qu’on n’a pas écrit un nouveau roman depuis 2016.

Voilà, je reviens dans quelques jours pour parler réseaux et déconnexion. Et je retourne sur l’assemblage de mes bouts de scène pour cet incipit. Au fait, son nom de code : Airavata.

 

Crédit images : Lightscape sur Unsplash

65 744 mots

Je n’ai pas quitté la galaxie ces dernières semaines, malgré mon silence sur le blog. Je voulais juste me concentrer sur mon sprint final…

Ce matin, j’ai mis un point final à mes corrections (avant retour éditorial) sur le dernier tome des Puissances de Nilgir.

Petite capture d’écran pour immortaliser cet instant :

Capture.JPG

À titre de comparaison, le troisième tome faisait environ 62 000 mots, donc on est sur le même ordre de grandeur.

Je vais maintenant m’offrir deux bonnes semaines de vacances, loin des écrans ! Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année.

 

Salon du livre de Somain 2018

Ce week-end, je me rends à Somain (59), pour le rendez-vous annuel du Salon du livre, auquel j’assiste depuis 2014 avec un plaisir toujours renouvelé 🙂

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Le samedi est costumé, il y a plein d’autrices et d’auteurs, une super ambiance et bien sûr… des livres ! Avec Noël qui approche, c’est l’occasion. Je dis ça, je dis rien.